Vautour percnoptère

Fiche d'identité

Silhouette blanche et noire, vol léger, ce rapace (1,60 m d'envergure) est visible dans les Pyrénées de mars à début septembre.

Migrateur, il passe l'automne et l'hiver à 3500 km des Pyrénées à la frontière du Mali et de la Mauritanie. Dans nos vallées, il marque le retour du Printemps et revient, fidèle à son site de reproduction, sur les mêmes falaises d'années en années.

Le couple, tentera d'élever un ou deux jeunes. Quelques jours après l'envol du ou des jeunes en aout ou septembre, c'est à nouveau le grand départ pour l'Afrique.

Appelé ici Behibideko andere xuria (Dame blanche du chemin des vaches), il est ailleurs Marie Blanque en Béarn et en Bigorre ou Aufrany en pays catalan.

Connu pour sa capacité à utiliser un outil pour s'alimenter, il utilise une pierre pour casser les oeufs d'Autruche en Afrique. Ici dans les Pyrénées, il est principalement charognard, mais il est également coprophage et peut manger de petits animaux vivants (insectes, amphibiens...). On l'observe souvent posé dans les prairies à rechercher et ingérer les crottins ou bouses des troupaux domestiques.

Les Pyrénées accueillent 72 couples  (sur les 92 couples en France).

Les ¾ de la population pyrénéenne se situent sur la partie occidentale de la chaîne. Mais on assiste à un élargissement progressif de son aire de répartition vers la partie orientale de la chaîne.

Le coeur de la population (1400 couples) se trouve en Péninsule Ibérique où de graves problèmes d'empoisonnement provoquent des baisses d'effectifs parfois localement importantes. D'autre part, on sait peu de choses sur les menaces réelles sur sa zone d'hivernage et au cours du voyage migratoire. Dans les Pyrénées, les dérangements à proximité des aires de nidifications, les collisions contre les câbles, les pratiques agricoles intensives en produits insecticides et pesticides peuvent affecter les populations de vautour percnoptère. Mais surtout, c'est une pratique pastorale bien présente fournissant une ressource alimentaire suffisante sur l'ensemble de l'aire de répartition qui est un gage d'avenir pour cette espèce.

Espèce protégée sur l'ensemble du territoire national
Espèce inscrite à l’annexe 1 de la Directive Oiseaux et en annexe II des convention de Bern, de Bonn et de Washington, en annexe C1 Règlement CEE / CITES

Longtemps classé « Vulnérable » dans la liste rouge des espèces menacées et à surveiller en France il vient récemment de passer dans la catégorie des Espèces "En danger".

Espèce bénéficiant d’un plan national d'actions sur l’ensemble de son aire de répartition en France (massif des Pyrénées et sud-est) validé par le Ministère de l’écologie.