Vautour fauve

Fiche d'identité

Grand planeur de 2,50 m d'envergure en moyenne, le Vautour fauve, niche en colonies dans des falaises de moyenne montagne au Pays Basque, en Béarn et en Bigorre.

C'est un rapace nécrophage, auxiliaire de l'élevage, qui assure rapidement et gratuitement l'élimination des carcasses. Dans de bonnes conditions, chaque couple élève un jeune par an.  Les jeunes sont erratiques et effectuent des déplacements importants avant de revenir s'installer dans les environs de la colonie qui les a vu naître. L'incubation a lieu au coeur de l'hiver, l'éclosion au printemps et l'envol du jeune en été, généralement en juillet.
Il est appelé Saia en basque.


Dans les années 70, au bord de l'extinction, il a failli disparaître des Pyrénées. Ses effectifs ne comptaient alors plus qu'une vingtaine de couples dans les Pyrénées-Atlantiques. A la faveur d'actions de nourrissage menées jusqu'en 1997, ses effectifs se sont restaurés.
Durant les années 2000, en Espagne, les déchets de viande issus de l'élevage industriel de porcs ont eu pour conséquence l'accroissement très important des populations espagnoles. Ainsi, sur le versant sud pyrénéen, 5000 à 6000 couples ont été comptabilisés en l’an 2000 soient 25% de la population ibérique. Une directive européenne transcrite en droit espagnol en 2005, a interdit ces dépôts mais aussi tous ceux issus de l’élevage traditionnel extensif, provoquant la perte brutale de toute leur ressource alimentaire et une  partie importante de celle des autres rapaces nécrophages. Certaines colonies du nord de l'Espagne auraient perdu jusqu’à 40% de leurs effectifs entre 2003 et 2007, alors que d’autres semblent toujours augmenter.  

Dans les Pyrénées, versant nord, un inventaire cartographié des couples nicheurs a été réalisé en 2006 et 2007 de manière à évaluer précisément l’effectif de la population nicheuse et son succès reproducteur. Ainsi, la population de vautours fauves qui était de 580 couples nicheurs en 2006 répartis entre les Pyrénées-Atlantiques (550 couples) et les Hautes-Pyrénées (30 couples) est passée à 525 couples en 2007, soit une baisse de presque 10% en une seule année. En 2012, ce comptage exhaustif a été réitéré, les résultats sont les suivants : 8 couples dans l'Aude, 0 dans les Pyrénées-Orientales et en Ariège, 2 couples en Haute-Garonne, 55 couples dans les Hautes-Pyrénées et 767 couples dans les Pyrénées-Atlantiques avec des disparités importantes d'évolution suivant les colonies.

Espèce protégée sur l'ensemble du territoire national


Espèce inscrite à l’annexe 1 de la Directive Oiseaux et en annexe II des convention de Bern, de Bonn et de Washington, en annexe C1 Règlement CEE / CITES
Classée « rare » sur la liste rouge des espèces menacées et à surveiller en France (moins de 1000 couples au total).