Milan royal

Fiche d'identité

En vol, le Milan royal est facilement reconnaissable avec sa longue queue rousse, profondément échancrée. La tête est grisâtre et le plumage brun roux. Les ailes ont deux tâches blanches au niveau des poignets. Son envergure est de 1,50 m environ.

Ce rapace est un migrateur partiel : une partie seulement de ses effectifs nicheurs se déplace en automne sur des zones d’hivernage et revient au printemps. Ainsi, les Pyrénées sont le premier site d'hivernage des oiseaux en france avec 5000 à 5500 d'oiseaux recencés par le réseau Milan royal Pyrénées lors des comptages européens; Les Pyrénées sont aussi un lieu de passage des populations nichant au centre et au nord de l'Europe. De fin septembre à début novembre c'est en moyenne 5000 individus en migration qui sont comptabilisés sur les cols basques. Grégaires, ces hivernants se rassemblent en fin de journée sur des dortoirs nocturnes qui peuvent rassembler jusqu’à 300 individus. La population nicheuse des Pyrénées représenterait 15 à 20% de l’effectif français, la France étant le deuxième pays d’importance pour cette espèce devenue endémique de l’Europe (disparue d’Afrique du nord et du moyen Orient). Le nid est construit dans un arbre. Les couples peuvent élever un à trois jeunes par an, exceptionnellement quatre.

Opportuniste, le Milan royal tire avantage de toutes sources de nourriture localement disponibles : cadavres, micro mammifères (campagnols), vers de terre, détritus, etc. Il a besoin de milieux ouverts et de bocages, associant prairies naturelles et bosquets.

Alors qu’il était considéré comme une espèce commune il y a encore 20 ans, le Milan royal s’est considérablement raréfié en France.

Le Milan royal est particulièrement exposé aux risques d’intoxication et d’empoisonnement (avec des produits utilisés notamment dans la lutte contre les campagnols ou dans la composition des engrais dont se « nourrissent » les vers de terre). Braconnage, électrocution, collisions contre les câbles électriques ou les véhicules sur les routes ou encore contre les éoliennes, sont les principales causes de mortalité non naturelle des milans royaux. Toutefois, la baisse importante des effectifs français et européens est due globalement, à la modification des pratiques et des milieux agricoles qui seule peut expliquer la disparition de cette espèce de régions entières.

Espèce protégée sur l'ensemble du territoire national

Espèce inscrite à l’annexe 1 de la Directive Oiseaux et en annexe II des convention de Bern, de Bonn et de Washington, en annexe C1 Règlement CEE / CITES

Classement en cours de révision à cause de son état de conservation défavorable en France

Espèce bénéficiant d’un plan national de restauration sur l’ensemble de son aire de répartition en France validé par le Ministère de l’écologie et du développement durable en 2002.